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Poser une question, aussi facile qu’un, deux, trois?

Auteur Audrey Buonocore Catégories

09 mai 2018

Poser une question semble si simple. Toutefois, la réaction de nos interlocuteurs peut parfois nous surprendre. En fait, dans le feu de l’action nous sommes portés à poser nos questions rapidement et de façon irréfléchie. Ce qui peut faire en sorte que la personne questionnée soit offensée ou encore qu’elle ne soit pas à l’aise de nous donner une réponse honnête. Alors, comment bien poser nos questions afin d’obtenir une réponse claire et précise sans brusquer personne? L’art de questionner est un peu plus complexe que l’on pense.

Ce présent article a pour but de maximiser nos échanges lorsque l’on désire obtenir de l’information de la part d’un collègue ou encore d’un proche.

Faire attention à la formulation de notre question

Il est évident que poser une question rapidement, sans tourner sa langue avant de parler peut avoir des répercussions négatives. En effet, en posant une question trop rapidement, nous risquons de poser une question dont nous connaissons déjà la réponse ou encore de poser notre question de façon accusatoire.

Dans un premier temps, il est important de prendre temps de valider si nous avons un moyen d’obtenir la réponse nous-mêmes. Dans l’affirmative, nous aurons sauvé du temps sans prendre le temps d’autrui.

Dans un deuxième temps, il peut être très bénéfique de ne pas commencer une question par un pourquoi.

Par exemple :

Pourquoi est-ce que tu n’as pas encore fait cette tâche? Cette formulation est négative et peut rendre votre interlocuteur mal à l’aise.

Je propose donc la formule suivante :

Est-ce qu’il y a une raison pour laquelle cette tâche n’est pas encore faite? Cela va ouvrir la porte à la discussion. L’interlocuteur sera plus confortable de fournir une explication concrète.  

Faire preuve d’empathie lors de nos échanges

La définition de l’empathie est généralement perçue de différentes façons. Toutefois, l’empathie est en réalité la capacité de percevoir ce qu’autrui ressent. Donc, lors de nos échanges cette qualité est primordiale afin de bien comprendre l’ensemble d’une situation. Ainsi si un collègue ou un proche semble nous ralentir dans un projet quelconque, se mettre à sa place nous permettra d’émettre certaines hypothèses sur la situation. En d’autres termes, il faut se demander si la personne concernée est surchargée, si elle a besoin d’aide ou encore si elle est sur le point de nous remettre le projet terminé?

Ayant fait cet exercice au préalable à notre questionnement, nous serons en mesure de diriger l’échange vers une discussion beaucoup plus confortable, sans tension.

Finalement, il faut éviter de poser des questions fermées! Notre interlocuteur doit avoir la chance de fournir une réponse plus longue que oui, non ou peut-être. Il doit avoir la possibilité de fournir une explication afin d’appuyer sa réponse.  La communication est souvent la clé du succès.

 

Bon échange!

 

Source :

L’intelligence émotionnelle : pour mieux réussir ses interventions par Annie Cloutier, CRHA

Dictionnaire Larousse : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/empathie/28880